dessin crayon format 24/32
El mar. La mar.
Por qué me trajiste, padre,
a la ciudad?
Por qué me desenterraste
del mar?
En sueños, la marejada
me tira del corazón.
Se lo quisiera llevar.
Padre, por qué me trajiste
acá?
RAFAEL ALBERTI
(1902-1955)
La mer. La mer.
La mer. Rien que la mer !
Pourquoi m'avoir emmené, père,
à la ville?
Pourquoi m'avoir arraché, père,
à la mer ?
La houle, dans mes songes
me tire par le coeur
comme pour l'entraîner.
O père, pourquoi donc m'avoir
emmené ?
000000000000000000000000
Malgré ces fugaces voitures, sans convoi,
qui transportent la mort dans un caisse nue ;
et malgré cet enfant qui observe, réjoui,
la bataille là-haut, qui aurait pu l'assassiner ;
malgré le meilleur compagnon perdu, malgré
ma sordide famille qui ne comprend pas
ce que j'aurais voulu surtout qu'elle eût compris,
et malgré cet ami qui déserte et nous vend ;
ma camarade,
tu n'en sais rien, bien sûr, mais il nous reste encore,
au milieu de cette héroïque peine bombardée,
la foi, qui est la joie ; la foi : la joie, la joie.
extrait
poême de Pablo Néruda
vilainpeint@qui-qui95.com
?
Derniers Commentaires