extrait peinture acrylique
Il s'appelait Ghandi
Point de suspension
De paix à violence
Point de suspicion
En paiera de sa vie
Point d'exclamation
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le blog de l'absurde
ritqui-qui95.com
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extrait peinture acrylique
Il s'appelait Ghandi
Point de suspension
De paix à violence
Point de suspicion
En paiera de sa vie
Point d'exclamation
peinture acrylique format 100/80
Orfeo canta
Bello don que muy pocos escuchan
en el bullicio de la feria,
la música desciende de los cielos.
Un niño vagabundea junto al río
abrazado a un pequeño violín,
lejos, en Paraná.
Los jacarandaes azules se deshacen
y gimen suavemente los sauces
tocados por la dulce tristeza de existir.
Miro al niño sentado en la barranca alta.
Grises brillan sus ojos bajo la gorra gris
mientras sonríe apenas
persiguiendo los pasos de una paloma esquiva.
Lentamente se yergue en su ropa de domingo
y empieza a despedirse de las islas doradas,
del río rumoroso,
del rito de la tarde.
Vuelve por la avenida sombreada y es feliz
porque sus ojos han recibido la luz
y su frente ha sido castigada, una vez más,
por la Belleza.
El viento mueve los rubios cabellos
del elegido
y entre las hojas húmedas
se abre paso el chistido fugaz de los pájaros.
Sobre el Paraná majestuoso
ruedan los barcos de naranjas.
Orphée chante
Don précieux que peu de gens écoutent
dans la clameur du marché,
la musique descend des cieux.
Un enfant vagabonde au bord du fleuve
serrant dans ses bras un petit violon,
loin, à Paraná.
Les jacarandas bleus se défont
et tendrement gémissent les saules
touchés par la douce tristesse d’exister.
Je regarde l’enfant assis au bord du ravin.
Brillent ses yeux gris sous la casquette grise
tandis qu’il sourit à peine
en poursuivant les pas d’une colombe esquive.
Lentement il se redresse dans ses vêtements du dimanche
et commence à dire adieu aux îles dorées,
au fleuve bourdonnant,
au rite du soir.
Il revient par l’avenue ombragée et il est heureux
parce que ses yeux ont reçu la lumière
et son front a été châtié, encore une fois,
par la Beauté.
Le vent remue les cheveux blonds
de l’élu
et entre les feuilles humides
se profile le sifflement fugace des oiseaux.
Sur le Paraná majestueux
roulent les bateaux d’oranges.
Graciela MATURO
extraits de SANTA
FE - Ocho poetas argentinos
DES YEUX DE COLERE...
Confiance le monocle, non dans l'oeil ;
dans l'escalier, jamais dans l'étape ;
dans l'aile, non dans l'oiseau
et dans toi seulement, dans toi seulement, dans toi seulement.
Confiance la méchanceté, non dans le scélérat ;
dans l'verre, plus jamais dans la liqueur ;
dans le cadavre, non dans l'homme
et dans toi seulement, dans toi seulement, dans toi seulement.
Confiance beaucoup, mais déjà non en un ;
dans la voie, jamais dans le courant ;
dans les calzones, non dans les jambes
et dans toi seulement, dans toi seulement, dans toi seulement.
Confiance la fenêtre, non dans la porte ;
dans la mère, plus non dans les neuf mois ;
dans le destin, non dans l'octroi d'or,
et dans toi seulement, dans toi seulement, dans toi seulement.
César Vallejo ( César Abraham Vallejo Mendoza)
poète péruvien mort à Paris, en avril 1938).
?
dessin crayon format A4
Incliné sur les soirs je jette un filet triste
sur tes yeux d'océan.
Là, brûle écartelée sur le plus haut bûcher,
ma solitude aux bras battants comme un noyé.
Tes yeux absents, j'y fais des marques rouges
et ils ondoient comme la mer au pied d'un phare.
Ma femelle distante, agrippée aux ténèbres,
de ton regard surgit la côte de l'effroi.
Incliné sur les soirs je jette un filet
triste
sur la mer qui secoue tes grands yeux d'océan.
Les oiseaux de la nuit picorent les étoiles
qui scintillent comme mon âme quand je t'aime.
Et la nuit galopant sur sa sombre jument
éparpille au hasard l'épi bleu sur les champs
Pablo Neruda
Inclinado
en las tardes tiro mis tristes redes
a tus ojos oceánicos.
Allí se estira y arde en la más alta hoguera
mi soledad que da vueltas los brazos como un náufrago.
Hago rojas señales sobre tus ojos ausentes
que olean como el mar a la orilla de un faro.
Sólo guardas tinieblas, hembra distante y mía,
de tu mirada emerge a veces la costa del espanto.
Inclinado en las tardes echo mis tristes redes
a ese mar que sacude tus ojos oceánicos.
Los pájaros nocturnos picotean las primeras estrellas
que centellean como mi alma cuando te amo.
Galopa la noche en su yegua sombría
desparramando espigas azules sobre el campo.
Pablo Neruda
?
croquis crayon format A4
-''Il est l'histoire qu'il joue.
Le clown exerce sur moi un profond attrait (bien que je ne m'en sois pas toujours douté),
justement parce qu'entre le monde et lui se dresse le rire.
Son rire à lui n'a jamais rien d'homérique.
C'est un rire silencieux sans gaieté comme on dit.
Le clown nous apprend à rire de nous-mêmes.
Et ce rire-là est enfanté par les larmes''-.
?
dessin crayon format A4
A la Demoiselle,
Sereine, aimante,
Sur l'ivoire de ses dents
Il pose le 'graph' de Tristan
''Cheval errant, clame le chant d'Iseult, mourante''.
?
extrait peinture acrylique format 200/180
I l est des personnages
Lors des temps d'orage
qu'il fait bon se remémorer
Quand arrive le printemps
De l' arbre: 'réfractaire'
Que trop sec, il attend
La goutte d'eau...De vie
Alors ?
Il faut arroser, arroser...
?
peinture acrylique format: 2OO/180
S'accompagnant d'un doigt
ou quelques doigts
le clown se meurt
S'accompagnant d'un doigt
ou quelques doigts
le clown se meurt
sur un petit violon
et pour quelques spectateurs
sur un petit violon
et pour quelques spectateurs
Ma chè n'ha fatto de male
sta povera creatura
ma chb c'iavete da ridere
et portaije iettatura !
D'une petite voix comme
il n'en avait jamais eue
D'une petite voix comme
il n'en avait jamais eue
il parle de l'amour
de la joie, sans étre cru
Se voi non comprendete
si vous ne comprenez pas
Se voi non comprendete
si vous ne comprenez pas
almeno non ridete
au moins ne riez pas !
almeno non ridete
au moins ne riez pas !
Ouvrez donc les lumières
puisque le clown est mort
Ouvrez donc les lumières
puisque le clown est mort
et vous applaudissez
admirez son effort
et vous applaudissez
admirez son effort.
Cors de chasse
Notre histoire est noble et tragique
Comme le masque d'un tyran
Nul drame hasardeux ou magique
Aucun détail indifférent
Ne rend notre amour pathétique
Et Thomas de Quincey buvant
L'opium poison doux et chaste
À sa pauvre Anne allait rêvant
Passons passons puisque tout passe
Je me retournerai souvent
Les souvenirs sont cors de chasse
Dont meurt le bruit parmi le vent
dessin crayon format A4
Quand nous rions,
Nous nous vidons
Et le vent passe en nous,
Remuant portes et fenêtres,
Introduisant en
nous
La nuit du vent.
Paul
Eluard
Parce que le vent, comme on dit,
N' est pas à la poésie,
Ce n'est pas un motif
Pour que la poésie
Ne prenne pas son envol.
Tout au contraire des vaisseaux,
Les oiseaux ne volent bien
Que contre le vent.
Or la poésie tient de
l'oiseau.
Victor
Hugo
Extrait de la Préface de Les Feuilles d'automne
vilainpeint@qui-qui95.com
?
dessin crayon format A4
Mon héros, Eros
Au sourire si doux...
Soutien de ses mains,
Aphrodite
La conseille, de ses doigts
Joue
de ses cordes
Sur la piste de la création.
vilainpeint@qui-qui95.com
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